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AXE 3
Les thématiques de l’axe Santé-risque peuvent être résumées dans le graphe synthétique suivant
L’activité de recherche quadriennale (2006-10). Axe trois, UMR IDEES.
Ce schéma permet de présenter une vision synoptique des travaux de l’axe. Il montre comment on est passé de la seule préoccupation Santé à celle de Santé-Risque. Naturellement, les deux aspects coexistent mais le risque est de moins en moins vu en lui-même que perçu comme, au final, un risque pour la santé des personnes. Cette option constitue notre point de convergence, même ceux qui travaillent surtout sur les risques commencent à prendre également en compte la thématique « santé ».
On peut voir aussi comment depuis quatre ans, la dimension centrée préalablement sur les aléas s’est trouvée remplacée par les vulnérabilités. Naturellement, ces changements dépendent à la fois de choix scientifiques mais également des mouvements du personnel.
Quoi qu’il en soit, les aspects méthodologiques sont restés organisés autour d’outils statistiques, l’analyse spatiale, les Systèmes d’Information Géographiques, ce que l’on nomme parfois la dimension probabiliste ou objective des risques. Mais cette dimension très visible, accompagne plus qu’elle ne renie une dimension sociale (indice de deprivation pour l’épidémiologie sociale) et politique (composantes de la mondialisation et gouvernance). Cet axe a bien joué son rôle, il facilite l’échange d’idées venues de disciplines diverses, (géographie, histoire, sociologie, anthropologie, communication, psychologie…) autour de projets fédérateurs. Nous souhaitons encore davantage développer cet aspect dans les années qui viennent.
Grands nombres de travaux en cours se poursuivront et des éléments disparus ponctuellement reviendront, sous l’influence de l’actualité scientifique. Ainsi en est-il de l’environnement et des éléments de la nature « sociétisée ». Compte tenu de l’ampleur croissante de l’impact humain des catastrophes naturelles, nous tisserons davantage de liens avec les sciences de la terre pour tenir notre place sur ces aspects décisifs que nous traiterons sous l’angle des risques « construits », de la justice environnementale, des inégalités écologiques. Celles-ci constituent une double peine dans le sens où les environnements les plus à risque (naturels, industriels) pour la santé sont habités majoritairement par les populations les plus démunies (Industrial pollution and deprivation, G. Walker, 2005 et C. Emilianoff : Connaître ou reconnaître les inégalités environnementales ? 2005). Double inégalité donc, d’exposition et de vulnérabilité que le développement durable pourrait contribuer à réduire, pour autant que sa composante sociale et ses contreparties sanitaires soient envisagées avec la force nécessaire pour engager des mutations d’ampleur.
Nous aurons l’occasion d’enseigner ces points de concert avec nos collègues originaires de la géographie physique, à partir de 2012, lorsque le nouveau Master Géographie, Environnement et Santé (GéoES) fonctionnera.