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PHC VOLUBILIS

Durée 3 ans (2014-2017)

Contexte national et international L’économie marocaine est étroitement dépendante de l’abondance des précipitations comme le souligne la forte dépendance du PIB au PIB agricole. Or le Maroc se caractérise par un climat semi-aride marqué par une grande irrégularité (annuelle et interannuelle) ainsi que par une grande variabilité spatiale des précipitations. Ce caractère constitue donc un facteur limitant du développement socio-économique d’autant plus que ces deux dernières décennies sont marquées par une nette diminution de la pluviométrie.

De plus, le taux de ressource en eau par habitant, qui exprime la richesse ou la rareté relative de l’eau d’un pays, avoisine au Maroc le seuil de 1000 m3/an/ha (seuil critique de pénurie). En raison d’une utilisation et d’une gestion peu rationnelle du potentiel hydrique, ces ressources connaissent une raréfaction de plus en plus accrue si bien qu’elles se situeraient autour de 720m3/an/ha vers 2020. À cette date 35% de la population totale du pays, disposerait de 500m3/an. Ces indicateurs montrent que la pénurie chronique d’eau et une donnée structurelle dont il faut tenir compte dans les politiques et les stratégies de gestion des ressources en eau. En conséquence, la croissance de l’offre, qui a constitué la réponse traditionnelle à la demande jusqu’à présent a trouvé ses limites et se heurte à des obstacles économiques, sociaux et écologiques croissants. Un des leviers possible pour assurer la pérennité de la ressource en eau est d’assurer une gestion plus efficiente de l’eau.

À cette égard un des objectifs majeurs énoncés par le Plan Bleu (améliorer l’efficience d’utilisation de l’eau pour faire face aux pénuries d’eau en méditerranée, Plan Bleu, Sophia-Antipolis, 2007) est de« promouvoir la gestion intégrée des bassins versants incluant les eaux de surface et souterraines... ». Ce projet s’inscrit tout à fait dans cette problématique d’autant plus qu’il s’applique à la plaine du Tadla, premier périmètre irrigué du Maroc pour lequel le plan vert envisage une augmentation de 8,8% de la surface d’ici à 2020.

Zone d’étude

La région de Tadla Azilal est située au centre du Maroc. Elle est constituée de la plaine du Tadla et d’une partie du Moyen Atlas méridional et du Haut Atlas Central. La mise en valeur agricole de la plaine du Tadla date de 1929, à partir de la mise en place du barrage Kasba Zidania sur l’Oum Er ’Rbia pour irriguer le périmètre de Bni Amir ; ceci pour faire bénéficier la plaine des ressources issues des aquifères calcaires sis à l’amont dans le Moyen-Atlas. Aujourd’hui le périmètre irrigué du Tadla (185 000), est le premier du Maroc. Il s’appuie pour une très large part sur la grande hydraulique, depuis l’édification du barrage de Bin El Ouidane en 1954. Régulant les eaux exogènes de l’Oum R’Bia et des oueds El Abid et Lakhdar, les 3 retenues assurent l’approvisionnement en eau pour 85 % des terres irriguées. L’irrigation des 15 % restant est assurée par de l’eau in-situ via la petite et moyenne hydraulique et les pompages dans les nappes phréatiques et éocène.

Liste des Universités et Laboratoires impliqués :

Universités

Université Sultan Moulay Slimane, Beni Mellal (Maroc)

Université Université Hassan 1er Settat (Maroc)

Université de Lorraine (France)

Université de Rouen (France)

Laboratoires

Laboratoire de Géomorphologie, Équipe de recherche « Dynamique des Paysages, Risques et Patrimoine » (Maroc) : Coordinateur équipe : El Khalki Yahia

Équipe Gestion de l’espace, Dynamique des territoires et de l’environnement (Maroc) : Coordinateur équipe : Sghir Said

Laboratoire : LOTERR, EA n°1105 (France) : Coordinateur équipe et projet : Lebaut Sébastien

UMR 6143 M2C (France) : Coordinateur équipe Benoit laignel

UMR6266 IDEES (France) : Coordinateur équipe Zeneddine Nouaceur